Étude de faisabilité sur la boulangerie par la Chambre des métiers et de l’artisanat

La chambre des métiers et de l’artisanat a remis son étude de faisabilité. Le document dans son intégralité est disponible au lien suivant. etude Béganne

Une synthèse est reproduite ci-dessous. Elle sera également diffusée par voie de courrier aux Bégannais.

La chambre de métiers et de l’Artisanat a réalisé une étude sur le chiffre d’affaires potentiel du futur commerce en tenant compte du contexte local et des moyennes nationales de consommation.

La commune en quelques chiffres

  • La population de la commune est stable, autour de 1 400 habitants.
  • La commune se caractérise par sa taille importante de 35.5 km² entre le bourg et de nombreux hameaux.
  • La densité s’élève à 39.2 habitants au km² (moyenne départementale de 109 habitants au m².)
  • La commune dispose d’une offre de boulangerie jusqu’au 31 mai 2018, date du départ à la retraite de l’actuel boulanger qui conservera son fonds de commerce.

La clientèle potentielle

  • La population bégannaise est marquée par une forte présence des personnes retraitées à hauteur de 19.1% de la population des 15-64 ans, contre 10.6% dans le Pays de Redon. Les personnes retraitées représentent une clientèle potentiellement fidèle.
  • Les navettes domicile-travail sont une autre clé du projet. 76.6% des actifs de la commune quittent Béganne pour le travail. Ce déplacement peut générer une évasion commerciale.
  • La zone de chalandise est le territoire d’attraction du commerce. L’attraction au-delà de la commune est limitée, en raison d’une offre concurrentielle développée autour de la commune (Allaire, Rieux, Caden, Redon).

►Compte tenu de ces spécificités, la clientèle potentielle de base regroupera les 633 ménages résidant sur la commune, auxquels 1/10 des résidences secondaires sont intégrés. Le centre bourg dénombre environ 200 habitants.

Le projet municipal

  • La Municipalité souhaite créer un local accueillant un fournil et un laboratoire de pâtisserie pour permettre au futur boulanger de proposer du pain artisanal, des viennoiseries, de la pâtisserie et du snacking (sandwichs, formules, restauration rapide…). Une construction neuve permet de proposer un outil de travail fonctionnel, conforme aux normes d’hygiène et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et immédiatement opérationnel.
  • L’implication de la Municipalité dans ce projet permet de limiter le coût des investissements pour les futurs exploitants afin de ne pas alourdir leurs charges au démarrage de l’activité.

Le marché théorique

Le chiffre d’affaires théorique repose sur une consommation par an et par ménage évaluée à 332.15 €TTC en pain et 182.84 € TTC en pâtisserie. Ces montants annuels utilisés pour calculer le chiffre d’affaires théorique sont issus de données nationales des chambres consulaires. Ils représentent ce que dépense un ménage par an pour l’ensemble de ses achats en pain et pâtisserie toute offre confondue (pain artisanal, pain grande distribution, pain congelé..). La boulangerie artisanale représente environ 64% de l’ensemble du marché. Par rapport à ce taux, la Chambre a calculé un chiffre d’affaires théorique minimum de 119 142 € et maximum de 142 971 €.

L’enjeu de la captation des flux de circulation de la D20

La chambre évalue le taux de captation de la circulation  de la D20 à 3%. Cela augmente le résultat de 540 € TTC/ semaine soit à l’année près de 26 000 € TTC. Par ailleurs, le positionnement à proximité de l’axe passant permet d’envisager un potentiel de développement pour le futur commerce, alors que le chiffres d’affaire en centre bourg serait naturellement plafonné à environ 130 000 €. Ce potentiel de développement s’appuie notamment sur l’offre en snacking, qui représente à elle seule 10 000 € de plus au Chiffre d’Affaires.

L’implantation au bord de la D20 augmente la viabilité du commerce grâce au potentiel de développement. Elle offre de plus grandes possibilités pour le stationnement et la vente en drive.

►L’implantation sur la D20 est un donc un élément stratégique de viabilité du commerce, et rend le projet plus attractif pour le porteur et ses financeurs.

►La chambre termine son étude en indiquant que l’implication individuelle de chaque Bégannais et l’implication collective des associations contribueront à augmenter le chiffre d’affaires théorique.