Histoire de Béganne

HIS_dolmen

Entre 3500 et 1500 ans avant notre ère, vivait déjà sur la commune, au lieu dit "Peulven" (aujourd'hui Pellouan), une peuplade venue par la Vilaine. On trouve des traces de cette vie au Ruaud et au Rohello. Puis, vers le Vème siècle avant J.-C., des cavaliers indo-européens, originaires des steppes d'Asie, appelés "Celtes" de part leur culture commune, petit à petit étendent leur emprise sur les populations locales.

 
HIS_chapAlliers

Bordée au sud par la Vilaine, le seul fleuve de Bretagne, (nommé Viscinonia ou Visnonia par les navigateurs romains), Béganne sera au fil des siècles marqué par l'histoire. Dès le VIème siècle, sept frairies se partagent le territoire de notre actuelle commune. Elles disparaîtront après la grande guerre de1914 à 1918.

 

Quelques vestiges (briques poteries, grosses pierres), restes d'un camp de surveillance romain aujourd'hui disparu, ont été découverts, il y a quelques années au sud du bourg, au lieu dit les Maunys.

 

Le port des Alliers, très fréquenté à l'époque, a conservé le souvenir de cette présence romaine. Les bateaux de commerce remontent la Vilaine et viennent s'amarrer aux rochers qui bordent le port, puis plus tard au quai, pour échanger leurs denrées, notamment avec le sel qui arrive de Guérande.

 
HIS_estier

L'implantation des bretons dans le pays est quant à elle attestée par les noms qu'ils ont laissés: Kergo (maison du forgeron), Trégouët (lieu boisé), Kergal (maison du français), Trélo (lieu consacré près d'un étang), Trelan (trève rattachée à une paroisse) etc...
 
Dès l'an 814, les vikings, marins nordiques expérimentés et redoutables pirates, accostent à l'énorme rocher qui surplombe l'embouchure de la Vilaine. Ces colosses débarquent de leurs drakkars et établissent leur camp sur le site nommé aujourd'hui la Roche-Bernard (nom de leur chef Bern-Hart ou Bjarnhard). De là, ils remontent régulièrement le fleuve et, jusqu'à Redon, pillent et ravagent les deux rives, faisant fuir la population épouvantée. Notre région reste près d'un siècle sous l'emprise de ces barbares sanguinaires. Nantes est pillé en 843 et l'abbaye primitive de Redon est mise à sac en 854. Alain le Grand, alors duc de Bretagne est couronné roi des bretons le 12 juin 878. Il réside principalement au château de Rieux. Suite à une nouvelle invasion normande en l'an 888, Alain Le Grand qui sera sans le savoir, le dernier roi breton, s'allie avec son ennemi de toujours Judicaël, fils de Gurvant comte de Rennes, afin de débarrasser le pays de ce fléau. Les normands d'abord vaincus à Guérande sont écrasés dans les landes de Questembert en l'an 890. A partir de ce jour on ne les revit plus sur la Vilaine. En 937, à Plourivo (22), le petit-fils d'Alain le Grand, le duc Alain Barbe-Torte qui réside à Nantes, les chassent définitivement de Bretagne. Béganne est alors intégré à la seigneurie et au territoire des "Rieux", reconnus comme les grands libérateurs de notre plou. Dans un aveu du 1er mars 1532, les Rieux se reconnaissent comme seigneurs fondateurs et supérieurs de Béganne.

 
HIS_pont

Le cartulaire de Redon, manuscrit datant du XIème siècle, le livre le plus précieux de Bretagne préservé jusqu'à nos jours, nous permet de connaître tout ce qui a fait l'histoire de notre région et de notre cité à cette époque, principalement dans le vannetais. C'est en 1700 que Béganne est érigé comme paroisse du canton de Rieux et du district de la Roche Bernard. En 1769 la paroisse de Béganne ne compte pas moins de vingt seigneuries, divisées en frairies, regroupant les métairies et les métairies nobles. Jusqu'à la révolution de 1789, les seigneuries, plus ou moins influentes, administrent, organisent et gouvernent le territoire et ses habitants.
 
La révolution française de 1789,amorcée en Bretagne près d'un siècle auparavant, divise la population en deux factions, les blancs, royalistes et les bleus, républicains, appelés plus tard les rouges. Béganne, haut lieu de la chouannerie bretonne, majoritairement fidèle à son clergé et à sa noblesse, devient commune rattachée au canton d'Allaire et à la préfecture de Vannes. Si la révolution a réduit les inégalités, elle a mûri dans le sang, a détruit une grande partie de notre culture et a pillé les richesses de notre patrimoine.

 
chateau_tregouet

En 1790 la paroisse de Béganne prend le nom de commune et est rattachée au district de La Roche-Bernard. En l'an 1800 la commune passe à l'arrondissement de Vannes, puis est intégrée au canton d'Allaire en 1801 ; situation inchangée de nos jours.
 
La "Grande Guerre" n'a pas directement touché notre territoire, mais elle lui a pris ses hommes. 101 de nos vaillants jeunes bégannais y ont laissé leur vie.
 

La guerre de 1939-1945, dont le souvenir reste encore vivant dans les mémoires et dans les coeurs, conserve comme dans beaucoup d'autres régions, des empreintes ineffaçables. Si elle a détruit plus de cités bretonnes que tué de ses hommes, 14 de nos jeunes y ont tout de même perdu la vie : La résistance de la Grée des Rosaies est anéantie par délation. Au Rohello, à la maison du passeur, un résistant tombe sous les balles allemandes. Le château de Trégouët, abritant des fusiliers marins, est bombardé et rasé en février 1945.

 

Quant au vieux coq en tôle du clocher de l'église, criblé de balles, il a résisté à la mitraille allemande, et jusqu'au 5 janvier 1973, a gardé la tête fièrement dressée face aux vents de galerne. Son successeur entre en service le 8 janvier 1974 à midi.
Aujourd'hui Béganne, avec son site exceptionnel en bordure de Vilaine, avec la richesse de son passé, de son patrimoine, avec son église, superbement restaurée en 1974, à l'initiative du recteur Jean Rouxel, avec son port touristique de Foleux, créé par la municipalité en 1973, avec son bourg magnifiquement rénové en 1996, est un véritable havre de paix !

 
HIS_folleux
Le raffinement de ses traditions, de sa culture, l'omniprésence de l'eau, ses paysages variés et vallonnés, sa beauté préservée, font de Béganne une commune où il fait bon vivre. Chaque sentier, chaque détour de chemin nous plonge au coeur de l'histoire, mélange de véracité et de légende, et nous ouvre les portes sur des lieux paradisiaques.
 
Si aujourd'hui les hauteurs de Béganne ne surveillent plus l'arrivée d'éventuels envahisseurs nordiques, le nom de "Garde de la Vilaine", emprunté par le club de football local, est présent dans notre culture.

 

Extrait d'un texte de Daniel Marsac

avril 1999

 

Haut de page

A la une

Programmes...

En savoir plus...

Brocante 2017

En savoir plus...

Dispositif argent...

En savoir plus...

Lotissements

terrains de 750 à 1250 m²

En savoir plus...

Programmes...

En savoir plus...

©2010 - Mairie de Béganne - Morbihan - Tous droits réservés                                                                                                                                  Création Celtic Média